Plus d’un Français sur trois (36 %) se dit prêt à payer plus cher son assurance pour être mieux protégé, mais 30 % accepteraient au contraire une protection moindre pour payer moins : c’est le dilemme que met en lumière le Baromètre Assurances 2026 de BPCE L’Observatoire, publié le 15 octobre.
Plan de l'article
Que dit le baromètre publié par BPCE ? #
Le pôle Assurances du Groupe BPCE a publié le 15 octobre la cinquième édition de son Baromètre Assurances. Nouveauté de cette édition : les réponses des sondés sont comparées, pour la première fois, aux comportements observés chez près de 8 millions d’assurés des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne.
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Le sondage a été réalisé en ligne par l’institut Viavoice du 8 au 27 mai 2026, auprès d’un échantillon de 2 000 personnes représentatif des 18 ans et plus en France métropolitaine, selon la méthode des quotas.
Le constat de départ est sans surprise mais net : l’inflation et la hausse du coût de la vie restent la première préoccupation, citée par 84 % des personnes interrogées. Suivent les tensions géopolitiques (73 %) et l’insécurité des biens et des personnes (70 %).
Quels risques inquiètent le plus les assurés ? #
Derrière ce trio de tête, le baromètre dessine une liste de risques qui, pour beaucoup, relèvent directement du contrat d’assurance. Les cyberattaques inquiètent 65 % des sondés, les catastrophes naturelles 60 %, les pandémies ou crises sanitaires 56 %.
Viennent ensuite les émeutes (49 %), les pénuries d’énergie (47 %), le chômage (43 %) et le vieillissement de la population (42 %). Surtout, 71 % des personnes interrogées jugent ces risques difficiles à assurer correctement.
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Le climat, une inquiétude à nuancer selon l’assureur
BPCE Assurances apporte un contrepoint tiré de ses propres données : 12 % de ses assurés sont exposés à un risque haut ou très haut d’inondation, et 17 % à un risque fort de sécheresse. L’assureur constate néanmoins une hausse de la sinistralité : sur 2022-2025, le montant de ses sinistres climatiques a plus que doublé par rapport à 2018-2021, pour dépasser 125 millions d’euros.
Payer plus pour être mieux couvert, ou l’inverse ? #
C’est le cœur de l’étude pour qui s’intéresse au courtage. Face aux risques, 36 % des Français se disent prêts à payer plus cher pour un niveau de protection élevé. Mais pouvoir d’achat oblige, 30 % se disent prêts à accepter une protection moins importante en échange d’une baisse du coût de leur assurance.
Ce tiraillement se retrouve dans les critères de choix d’un contrat. Une indemnisation rapide et efficace en cas de problème arrive en tête (26 %), quasiment au même niveau que la compétitivité du prix (25 %) et des garanties adaptées à sa situation personnelle (23 %).
Autrement dit, aucun critère n’écrase les autres. C’est précisément la configuration où comparer les offres ligne à ligne, et pas seulement sur la prime, prend tout son sens : une cotisation plus basse peut cacher une franchise plus lourde ou une exclusion qui pèsera le jour du sinistre.
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Ce que les Français attendent de leur assureur #
Le baromètre montre aussi un glissement des attentes. 77 % des sondés attendent de leurs assureurs qu’ils proposent des solutions de prévention, devant l’indemnisation en cas de sinistre (73 %).
Corinne Cipière, directrice générale du pôle Assurances du Groupe BPCE, résume ainsi le changement de rôle : selon elle, « l’assureur de demain doit dépasser la seule logique de réparation financière » et devenir un partenaire capable « d’anticiper pour protéger les personnes et les biens ».
Épargne et retraite, l’autre volet de l’étude
L’étude déborde de l’assurance de dommages. 68 % des sondés craignent une pension de retraite insuffisante et 43 % des actifs mettent de l’argent de côté pour la préparer, un chiffre en recul de 13 points sur un an. La retraite par capitalisation recueille 69 % d’opinions favorables, en hausse de 16 points par rapport à 2025.
Des logements bientôt inassurables ? #
Le baromètre tombe au moment où la profession elle-même tire la sonnette d’alarme. Comme le rapporte Tout sur mes finances, un collectif de dirigeants et d’anciens dirigeants de l’assurance et de la réassurance, Inside Track x (Re)Assurance, a diffusé le 14 octobre une note intitulée « Tirer la sonnette d’alarme ».
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Ces professionnels y estiment que la hausse de la fréquence et de la gravité des catastrophes naturelles menace la capacité des compagnies à couvrir les dommages. Ils décrivent trois leviers déjà à l’œuvre selon eux : augmenter les cotisations, restreindre les garanties et se retirer des territoires jugés trop risqués.
Les zones côtières, montagneuses ou exposées aux inondations et aux incendies seraient les premières concernées, tout comme les ménages modestes. Le collectif va jusqu’à évoquer un risque de réaction en chaîne sur le marché immobilier si les logements non assurables se multiplient.
Ce qu’il faut retenir pour son propre contrat #
Entre la tentation de réduire sa prime et la crainte d’être mal couvert, la bonne réponse dépend de l’exposition réelle de chacun. Vérifier le niveau de risque de son logement, relire ses franchises et ses exclusions, et comparer à garanties égales reste la meilleure façon de trancher ce dilemme sans mauvaise surprise.
Questions fréquentes #
Qui a réalisé ce baromètre ?
BPCE Assurances, en partenariat avec l’institut Viavoice, dans le cadre de BPCE L’Observatoire. Le sondage porte sur 2 000 personnes interrogées en ligne en mai 2026.
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Les Français veulent-ils payer moins ou être mieux protégés ?
Les deux camps coexistent : 36 % se disent prêts à payer plus pour une protection élevée, 30 % prêts à une protection moindre pour payer moins.
Qu’attendent-ils en priorité de leur assureur ?
De la prévention, pour 77 % des sondés, puis une indemnisation en cas de sinistre, pour 73 %.




